Présentation de Saint Martin de la Place, dans le Maine-et-Loire

Le cadre de vie de St Martin de la Place

Entre Loire et Authion, la commune de St Martin de la Place forme un quadrilatère allongé d'environ 5 sur 2,5 km, pour une superficie de 1 140 ha. Son altitude n'est que de 22-23 m et elle se trouve donc entièrement en zone inondable. St Martin de la Place offre des paysages variés du Sud au Nord.

bords loire de saint martin de la place

C'est d'abord le fleuve lui-même, changeant selon les saisons et les heures de la journée, emplissant tout son lit ou se glissant entre les bancs de sable, resplendissant de lumière ou émergeant de la brume, au flot presque étal ou ridé de vagues par le vent.

Des îles parsèment la Loire, permanentes (îles Pistolet, Gaultier, de la Croix Rouge), aujourd'hui rattachées à la rive (île Languineau) ou éphémères et changeantes, n'apparaissant que par basses eaux.

Du bord de Loire, s'offre une vue magnifique sur la vallée et le coteau Sud, avec le pittoresque village de Chênehutte et les rebords boisés du plateau.

La levée a fixé le peuplement dès le XIIe siècle, en un long déroulé de maisons allant de la Croix Rouge à la sortie Ouest du Bourg. Si les constructions sont rarement très anciennes (peu de maisons sont antérieures au XVIIe siècle), le style est assez homogène : murs en tuffeau, 1 ou 2 niveaux, toits en ardoises avec quelques lucarnes. Un village ligérien comme on se l'imagine…

Dans le bourg, quelques bâtiments se distinguent. L'église St Etienne possède un harmonieux clocher du XVIIe siècle. Le presbytère, la mairie et la gare datent de la 2ème moitié du XIXe siècle. La Blairie est un ancien hospice religieux, reconstruit à la fin du XIXe siècle sur ce qui fut jadis un domaine de l'abbaye de St Florent. A la sortie vers Angers, aux Fortineries, le manoir de la Martinière date en partie du XVIe siècle et côtoie de belles maisons des XVIIIe et XIXe siècles.

La Poupardiere
Bourg
Peche En Bord D Authion
Chateau De Boumois

En contrebas de la levée, se mêlent maisons et longères restaurées et petits lotissements de pavillons à taille humaine.

En arrière de la levée, sur une profondeur d'environ 1 km, s'étend depuis le Moyen Age un habitat rural dispersé en hameaux assez lâches (les Pruniers, le Bout de Boumois, les Grands Champs, le Clos Marçais). Quelques bâtiments anciens témoignent encore de la richesse des propriétaires ou fermiers qui exploitaient ces terres fertiles.

Dans cette partie de la commune se trouve son plus prestigieux bâtiment: le château de Boumois, bel exemple d'architecture de transition entre styles gothique et Renaissance.

Plus au Nord, les lieux-dits (Prée, Prairie, Pâtures) rappellent que ces basses terres, régulièrement inondées par les crues de l'Authion, furent longtemps plus aptes à l'élevage qu'aux cultures. Le peuplement est rare, exception faite de terrains plus élevés (les Monts).

L'aménagement du Val d'Authion dans les années 1970 et les récents remembrements ont bouleversé les pratiques agricoles et transformé le paysage bocager d'origine en de vastes champs ouverts.

L'Authion borne la commune au Nord. Longtemps fantasque, redouté pour ses crues, c'est aujourd'hui un paisible cours d'eau, canalisé et régulé par des écluses, qui invite à la promenade et à la pêche. Les habitations se sont fixées près d'anciens gués ou bacs (Gué de Frênes, la Charroyère, Gué d'Arcy).

On y trouve un autre beau bâtiment de la commune : le château de la Poupardière, datant du XVIe siècle.

Photos (sauf aériennes : Air Papillon ; 2002) et présentation : Emmanuel Brunet